Le sol  
  Un sol pour un melon typé
   
" Nous sommes sur des terres argilo-calcaire. Il faut savoir que tout ce qui est terre viticole est terre à melon. Si on n'a pas de vigne dans une région, je pense que le melon y sera un peu moins bon. Donc, il faut des terres très fortes. Ici, sur Authon, Matha, on a la chance d'avoir des terres très très fortes et surtout très argileuses. Plus le terrain est argileux, meilleur le melon sera : plus le melon est sucré. C'est surtout la terre qui fait beaucoup.
Il y a un peu de cailloux qui permettent au sol de facilement se réchauffer ; c'est important pour la reprise de végétation du plant au printemps."
On alterne les cultures pour ne pas fatiguer le sol
" C'est la première année que l'on fait du melon dans beaucoup de parcelles. Ces terrains sont ainsi reposés. Habituellement il y du maïs ou du tournesol.
J'effectue des analyses de sol et je regarde les interventions précédentes qui ont eu lieu sur les parcelles, afin de m'assurer que je peux produire du melon sur ces parcelles en toute sécurité."

  Des engrais utilisés avec parcimonie
   


" Je travaille à partir des analyses de sol afin d'adapter la fertilisation aux éléments présents dans le sol. Avant de planter, j'apporte ce qu'on appelle dans notre jargon une " fumure de fond ". Ceci consiste à donner au sol les éléments de base de la nourriture de la plante qu'il ne pourra fournir en quantité suffisante. Ces éléments dans les sols que je cultive sont l'azote, le phosphore, le potassium et le magnésium. Le melon a des besoins importants en magnésium.
Je complète éventuellement cette fumure par des apports pendant la culture. Ces apports se font à vue, en suivant l'état végétatif de la plante, J'apporte les différents correctifs qui s'avèrent nécessaires au fur à mesure.
Cette façon de cultiver demande beaucoup d'attention et exige d'être très précis dans mes interventions. C'est une véritable agriculture de précision."