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La
plante |
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La
plantation est un gros chantier |
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" Je soigne particulièrement ce travail, car il est capital pour
la suite. La plante va passer de la pépinière au plein champ ;
c'est un peu son passage à l'âge adulte et c'est donc un stress
important ! Elle va quitter son terreau pour rejoindre la terre du champ et surtout,
elle va être soumise au temps qu'il fait. Pour les plantations les plus
tôt en saison, je protège la plante avec un tunnel plastique que
j'enlève les beaux jours arrivés.
Nous plantons environ 7.500 plants à l'hectare (un ha fait 100 m sur 100
m)."
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La
venue des fleurs |
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" Rapidement après la plantation, les premières fleurs apparaissent.
Qui dit fleur, dit fruit ! Une bonne floraison permet d'obtenir un nombre équilibré de
fruits. Une plante produit en moyenne 5 fruits. Au dessus, les fruits seront
petits ou mal alimentés et donc médiocres. Au dessous, les fruits
seront trop gros.
Ce sont les abeilles qui permettent la pollinisation du melon. Elles transportent
le pollen d'une plante à l'autre. S'il fait trop froid, les abeilles ne
sortent pas et la pollinisation sera faible.
J'installe des ruches en bordure des parcelles pour m'assurer d'avoir suffisamment
d'abeilles pollinisatrices."
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Petite graine deviendra plant |
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"
Les graines sont semées sous un tunnel plastique que
l'on appelle " pépinière ". Les graines
de melon sont assez faciles à faire germer, dès
qu'elles sont mises sur des petites mottes de terreau . 90 à 95
% des graines germent et vont donner un plant.
Le plant est obtenu après 3 à 6 semaines. Il
doit avoir entre 15 et 20 cm pour être assez résistant
pour être transplanté en plein champ."
Un choix savant de variétés
"
Les variétés que j'utilise sont des variétés
récentes sélectionnées par des entreprises
spécialisées en recherche de nouvelles variétés.
Je privilégie les entreprises qui axent leur recherche
sur la qualité. Les variétés ont fait
d'énormes progrès ces 10 dernières années,
ce qui nous permet aujourd'hui d'avoir des melons beaucoup
plus réguliers en qualité.
Pour éviter d'avoir des trous de production, on essaye
de planter toutes les semaines, à une cadence de 4
- 5 ha au début et 7 - 8 ha après. En ce qui
nous concerne, on préfère avoir 10 ou 11 variétés,
pour éviter les trous. C'est vrai qu'aujourd'hui, ça
pose un petit problème, car la grande distribution
ne veut que du lisse ou que du brodé. Quand on a 4
ha de lisse et 2 ha de brodé, il est difficile de
séparer dans les palettes. Il faudrait arriver à faire
que 1 ou 2 variétés, mais voilà quoi
!"
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Une
plante saine et naturelle |
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" Mon métier c'est d'accompagner la plante dans sa progression, de
trouver en permanence l'équilibre entre ce que le sol peut produire et
le complément que j'apporte sous forme d'engrais pour la plante. Ces engrais
sont apportés par petites doses de façon à n'avoir que ce
qui est nécessaire à la plante et ne pas avoir d'excès dans
le sol. Je n'utilise aucune boue ou déchet urbain.
J'utilise les techniques les plus modernes qui me permettent de protéger
la plante contre les maladies et les insectes. Tous les produits que j'utilise
sont homologués. Ceci signifie que l'administration (en l'occurrence le
service de la Protection des Végétaux, rattaché au Ministère
de l'Agriculture) a réalisé toutes les études permettant
de démontrer que le produit n'a aucun effet sur l'homme et l'environnement
et qu'il est efficace. De plus, parce que je cherche toujours la précision,
j'essaye le plus souvent de les utiliser à des doses réduites par
rapport aux doses recommandées."
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Je ne suis pas un producteur bio |
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" La base d'un bon melon, c'est une plante saine, une plante qui vit, qui
est protégée des mauvais coups de la nature, qui fait du feuillage,
des fleurs, qui alimente ses fruits. Les techniques et les méthodes modernes
adaptées à nos conditions de Charente permettent de le faire en
toute sécurité. Nous écrivons chaque année un nouveau
cahier des charges qui est un guide de travail, mais aussi un engagement envers
les consommateurs de nos melons. J'aime aller de l'avant, utiliser les techniques
de plus en plus précises, de plus en plus propres, c'est ce qui donne
un sens à mon métier d'agriculteur. |
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